RAPPORT ANNUEL 2017-2018

L’Académie c’est l’histoire d’Agathe, Marie et Wendy, trois meilleures amies qui entament leur 5e secondaire dans un pensionnat alternatif pour filles.

Volet convergent

Le Volet convergent appuie la création de projets canadiens à plateformes multiples qui doivent comprendre un contenu qui sera distribué sur au moins deux plateformes, dont la télévision et les médias numériques ou une plateforme de vidéo sur demande. Plus précisément, au moyen de ce volet, le Fonds des médias du Canada (FMC) finance le développement et la production d’émissions télévisuelles et de contenu connexe destiné aux médias numériques dans les quatre genres sous-représentés suivants : dramatiques, documentaires, émissions pour enfants et jeunes ainsi que variétés et arts de la scène. La composante médias numériques exigée doit comporter un contenu interactif; il peut s’agir de jeux, de médias interactifs riches, notamment des webséries, de livres numériques et de projets de médias sociaux. Le Volet convergent vise à soutenir l’accès à du contenu canadien partout, en tout temps, dans l’appareil du choix de l’utilisateur.

Les programmes et les mesures incitatives qui constituent le Volet convergent visent à encourager la création de contenu dans toutes les régions du Canada et dans les diverses langues parlées par les Canadiens et les Canadiennes. La majorité du financement de ce volet est versée au moyen du Programme des enveloppes de rendement.

Financement du volet convergent

En 2017-2018, le FMC a versé 284,6 millions de dollars pour financer la production de 497 projets convergents, ce qui a permis de produire 2 700 heures de nouveau contenu et de déclencher 1,3 milliard en activité de production. Ces totaux incluent les projets financés au titre du Programme autochtone et du Programme de diversité linguistique. Le financement a diminué de 7,0 % par rapport à l’exercice précédent, même si l’activité de production totale est demeurée stable. En 2017-2018, le financement total octroyé aux composantes télévision s’est établi à 260,0 millions, ce qui représente également une baisse de 6,5 % par rapport à 2016-2017. Dans l’ensemble, la proportion entre le financement et le devis de production s’est établie à 4,6:1, un nouveau sommet des cinq dernières années, ce qui témoigne bien de l’effet de levier du financement du FMC.

Le financement versé aux composantes médias numériques à contenu riche et élaboré a grandement diminué, soit de 11,9 %, pour atteindre 24,6 millions. Au total, 166 projets médias numériques à contenu riche et élaboré ont été financés (comparativement à 195 en 2016-2017), des budgets de 38,0 millions leur ayant été affectés. Les devis des projets médias numériques s’établissaient à 229 000 $ en moyenne, une baisse par rapport à 258 000 $ l’an dernier. De plus, 50 autres composantes médias numériques à petit budget ont été financées en 2017-2018. Le déclin observé dans la production de composantes médias numériques à contenu riche et élaboré remonte à l’accroissement de la souplesse quant aux types de contenu financés, ajouté au déclin général du contenu médias numériques lié à une émission de télévision. Les structures financières des médias numériques précisées ci-dessous ont été entièrement financées par des télédiffuseurs, le FMC, des sources gouvernementales et des fonds privés.

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Enfants et jeunes

Les émissions pour enfants et jeunes de langue anglaise ont reçu 12,5 % du financement octroyé à ce marché linguistique, une augmentation comparativement à 11,8 % l’an dernier. Les devis télévisuels moyens s’établissaient à 526 000 $ l’heure. Les devis moyens ont diminué de 160 000 $ l’heure par rapport à 2016-2017. De leur côté, les devis totaux et le financement du FMC ont légèrement augmenté par rapport au creux des cinq dernières années en 2016-2017. Néanmoins, l’augmentation du nombre d’heures financées fait diminuer le devis moyen.

Les émissions pour enfants et jeunes de langue française ont reçu 19,2 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens s’établissaient à 181 000 $ l’heure, soit 25 000 $ de plus que l’an dernier. Les devis totaux financés ont atteint un record des cinq dernières années et les heures financées ont diminué par rapport à 2016-2017, ce qui fait augmenter le devis moyen.

Les distributeurs et les sources de financement étrangères ont fourni des parts importantes du financement des projets pour enfants et jeunes de langue anglaise en 2017-2018, par le truchement d’avances et de droits de diffusion, surtout les sources étrangères, qui ont représenté 11,0 % du financement. Les télédiffuseurs ont offert d’importants déclencheurs aux projets de langue française. Fait inhabituel, un projet de langue française a reçu d’importants droits de diffusion d’un télédiffuseur étranger.

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Documentaires

Les documentaires de langue anglaise ont reçu 24,2 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens s’établissaient à 359 000 $ l’heure, ce qui est plus élevé que pour la période allant de 2010-2011 à 2015-2016. En 2017-2018, les devis totaux ont atteint leur plus bas niveau des cinq dernières années.

Les documentaires de langue française ont reçu 17,2 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens ont atteint 139 000 $. Les devis totaux et le nombre d’heures financées ont atteint un creux des cinq dernières années.

En 2017-2018, les distributeurs ont versé 5,8 % du financement des projets télévisuels de documentaires de langue anglaise. Du côté du marché de langue française, ce sont les télédiffuseurs qui représentent les plus importants bailleurs de fonds des projets télévisuels.

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Dramatiques

Les dramatiques de langue anglaise ont reçu 59,1 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens s’établissaient 1 991 000 $ l’heure (du jamais vu), par rapport à 1 769 000 $ l’an dernier. Les devis financés ont atteint un record des cinq dernières années. Relativement au financement octroyé aux médias numériques, les dramatiques arrivent au premier rang de tous les genres (8,5 millions de dollars). En moyenne, les devis des projets médias numériques s’établissaient à 509 000 $ par projet.

Les dramatiques de langue française ont reçu 55,2 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens s’établissaient à 455 000 $, une hausse comparativement à 434 000 $ l’an dernier. Le nombre d’heures financées et les devis totaux ont augmenté par rapport à 2016-2017.

Les distributeurs et les sources de financement étrangères ont collectivement fourni 20,8 % des devis des projets télévisuels dramatiques de langue anglaise en 2017-2018. Le FMC et les télédiffuseurs ont versé 91,8 % du financement des médias numériques de langue anglaise dans ce genre. Par ailleurs, pour les projets télévisuels de langue française, la part des télédiffuseurs a été de 44,3 %.

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Variétés et arts de la scène

Les émissions de variétés et des arts de la scène de langue anglaise ont reçu 4,2 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens s’établissaient à 241 000 $ l’heure. Le nombre d’heures financées a augmenté, atteignant un niveau inégalé en cinq ans.

Les émissions de variétés et des arts de la scène de langue française ont reçu 8,4 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens ont atteint 255 000 $ l’heure, une hausse par rapport à 239 000 $ l’an dernier. Les devis totaux ont atteint leur plus haut niveau des cinq dernières années.

Comme il est fréquent dans ce genre, les télédiffuseurs ont versé une part importante du financement des projets, en particulier en télévision de langue française, leur contribution y ayant atteint 60,7 %. Le financement des médias numériques de langue anglaise n’est pas illustré dans le graphique, car seuls deux projets ont été financés en 2017-2018. 

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Deuxième plateforme

En 2017-2018, les projets étaient jugés convergents si la composante télévision :

  • était complétée par une ou par plusieurs composantes médias numériques (MN);
  • a été diffusée par l’intermédiaire d’une distribution numérique non simultanée; ou
  • a été diffusée par un service de vidéo sur demande (VSD) titulaire d’une licence de diffusion du CRTC.

La part du financement attribué à des projets convergents assortis d’une composante MN a augmenté, de 1,3 point, par rapport à 2016-2017, car le financement dans les deux marchés linguistiques a augmenté par rapport à l’an dernier, tout particulièrement dans celui de langue anglaise. La part du nombre de projets assortis d’une composante MN est demeurée à près de 50 % pour tous les marchés linguistiques au cours des cinq dernières années. L’écart entre les parts du financement et du nombre de projets indique qu’un petit nombre de projets à devis élevé est accompagné de composantes MN.

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